28, Juil 2023
La CNIL enquête sur Worldcoin pour sa collecte de scans d’iris en France

La CNIL enquête sur Worldcoin pour sa collecte de scans d’iris en France

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a récemment annoncé qu’elle avait ouvert une enquête sur la société américaine Worldcoin pour sa collecte de scans d’iris en France. Worldcoin, qui a lancé une nouvelle crypto-monnaie, offre des jetons gratuits en échange de scans d’iris réalisés par une machine conçue par l’entreprise.

La CNIL s’inquiète du stockage des données biométriques qui en découlent et de leur potentiel d’utilisation. Elle a confirmé qu’elle avait ouvert une enquête, dans laquelle les autorités allemandes en Bavière allaient collaborer. De plus, les régulateurs anglais de l’ICO (Information Commissionner Office) ont également indiqué qu’ils ouvraient une enquête visant Worldcoin et sa pratique de scan d’iris.

Worldcoin a installé des points de rendez-vous dans des cafés et des espaces de coworking dans de nombreuses capitales du monde, où les curieux peuvent venir et finaliser leur inscription en réalisant un scan de leur iris. À Paris, c’est dans un café-coworking du cinquième arrondissement qu’il fallait se rendre ces derniers jours pour rejoindre le projet.

Le projet de Worldcoin avec sa crypto-monnaie et son certificat d’humanité, pour prouver que l’on est bien un être humain et pas un robot, vise à précéder les futurs problèmes que posera l’émergence de l’intelligence artificielle (IA). Selon l’entreprise, il faudra à terme pouvoir proposer un revenu universel pour tous ceux dont l’IA a remplacé leur travail.

Cependant, la collecte de données biométriques par Worldcoin soulève des questions quant à la légalité de cette pratique. La CNIL et d’autres régulateurs européens continuent d’enquêter sur cette question.

En conclusion, la collecte de scans d’iris par Worldcoin en échange de jetons gratuits de sa nouvelle crypto-monnaie soulève des préoccupations quant au stockage et à l’utilisation des données biométriques. La CNIL et d’autres régulateurs européens ont ouvert des enquêtes pour examiner cette question plus en détail.

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